La moutarde, une histoire à la française !

Si la fleur de Sénevé poussait historiquement en France et particulièrement en Bourgogne, non loin des vignes, elle a pourtant totalement disparu pendant des décennies. A tel point que, faute de rentabilité face à la concurrence internationale – canadienne particulièrement – la quasi-totalité des graines de moutarde étaient importées. Y compris pour la confection de la fameuse moutarde de Bourgogne ou de Dijon. Une hérésie !!

Le grand retour de la production

Avec le retour de l’agriculture raisonnée, et non sans une grande part de bon sens et de lucidité (maîtriser la culture de la graine de moutarde, c’est maîtriser la qualité du produit fini), des chercheurs, des producteurs et l’état se sont réunis il y a une petite dizaine d’année pour reconstruire cette filière locale en Bourgogne.
Si elle représente encore aujourd’hui une part infime de la production (plus de 95% de graines sont encore importées), elle est néanmoins en augmentation. De plus, soumise à des critères de récoltes très stricts (les graines doivent être récoltées à totale maturité, et une tolérance de seulement 0,05% de graines non mûres est accordée !), elle est la base d’une moutarde qui a de nouveau du goût, une personnalité, un terroir !

Ce produit local et la recette authentique ont permis l’obtention d’une Indication Géographique Protégée « Moutarde de Bourgogne » qui garantit la provenance des graines et sa transformation dans les règles.
En attendant de retrouver la moutarde de Bourgogne, Superproducteur a découvert une autre moutarde tout aussi savoureuse et 100% française également : la moutarde du Vexin !

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